Genealuxie
Généalogiste

Genealuxie, généalogiste à Lyon (69)

Un mariage entre cousins germains

Le challenge UProG de ce début d'année: un mariage consanguin. 

François Pirodon (1856-1937) et Louise Mitaine (1862-1950) était cousins germains. 

François Mitanne leur grand-père est né en 1780 à Saint-Maurice-de-Gourdans dans l'Ain. Troisième enfant de la famille, il traverse le Rhône et s'installe à une soixantaine de kilomètres au hameau de Pressieu, commune de Parmilieu dans le nord-Isère et épouse une jeune fille du village Jeanne Marie Bert. 

Au passage son patronyme devient Mitaine et il le transmet à ses dix enfants. Seuls quatre d'entre eux ont une descendance. 

Et deux de ses petits-enfants François Pirodon et Louise Mitaine se marient le 11 juillet 1885. 

François et Louise vers 1920

 

Le mariage entre cousins germains est accepté en droit civil. Ils sont cousins au 4ème degré de parenté. Avant la Révolution, le droit canon leur attribuant une parenté au second degré, ils auraient dû demander une dispense, souvent facilement délivrée. 

 

Fréquence des mariages consanguins dans la famille

Je suis parvenue à identifier leurs ascendants sur 5 générations et à suivre les fratries. Ce sont les seuls à avoir convoler entre cousins germains (ou issus de germains) dans cette famille. 

Dans la génération précédente:

- leurs oncles se sont mariés à l'extérieur de leur village, Jean-Baptiste Mitaine est parti à Lyon et Jean-François est resté vivre à Pressieu.

- Louis Mitaine, le père de Louise, s'est installée à Vertrieu et la jeune fille est sa seule enfant survivante.

- Antoinette Mitaine, la mère de François, a épousé Laurent Pirodon à Quirieu. François est le second de leurs trois enfants devenus adultes. Son frère et sa sœur convolent hors du milieu familial. 

 

Leur descendance

François et Louise ont eu quatorze enfants, dix filles et quatre garçons.

- un garçon est né sans vie, quatre sont morts très jeunes: 2 mois, 8 mois, 2 ans et 7 ans. 

- trois ont été emportés dans leur vingtaine, de tuberculose selon la mémoire familiale, et pour l'un des trois au front ce qui lui a valu la mention de Mort pour la France. 

- les six autres ont vécu de longues années sans handicap ni maladie chronique: 73, 75, 81, 83, 92 et 94 ans

 

sources: Archives départementales de l'Ain et de l'Isère, Geoportail, photographie personnelle


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