Genealuxie
Généalogiste

Genealuxie, généalogiste à Lyon (69)

25 juillet 1758, le mariage de Jacques et Rose est réhabilité

La réhabilitation de mariage est un acte relativement rare mais connu des généalogistes, le plus souvent présent dans les registres paroissiaux du XVIIIe siècle. 

Cette mésaventure est arrivée au fils aîné de mes ancêtres Jean Crouzet (1701-1771) et Marie Vignal (1705-1737), une famille de tisserands de la Haute-Loire. 

 

Première bénédiction nuptiale

Jacques Crouzet est né au hameau Verdun à Saint-Préjet-d'Allier et a été baptisé le 20 février 1727. Le village, situé actuellement en Haute-Loire, est bâti le long de la rivière Ance et proche de la Lozère. Il fait alors partie de l'évêché de Mende. 

 

A l'âge de 22 ans, le 11 février 1750, Jacques épouse une jeune fille du village habitant le hameau de la Bastide, Rose Vesseyre. La bénédiction est faite dans les règles, aucun empêchement, recueil du consentement mutuel et présence de témoins.   

Jacques étant le frère aîné de mon ancêtre direct, je note au fil de mon étude des registres les naissances de ses enfants, sans m'appesantir. Mais au détour d'une page, une surprise. 

 

Le mariage réhabilité

le 25 juillet 1758, plus de huit ans après leur union, Jacques et Rose se présentent de nouveau devant le prêtre de la paroisse. Celui-ci prend le temps d'expliquer la situation: 

"... acte en date du onze février 1750 auquel mariage quoique dûment publié et célébré il ne se serait découvert alors aucun empêchement civil ni canonique cependant les parents des parties ayant connu ... qu'elles étaient parentes au quatrième degré de consanguinité elles auraient eu recours à Monseigneur l'évêque de Mende pour être dispensées dudit empêchement et réhabilitées en tous leurs droits"  

La dispense obtenue n'est pas suffisante, les époux sont de nouveau bénis, après avoir donné leur consentement mutuel et en présence du nombre de témoins requis. 

et au passage les deux filles nées pendant cette période et encore vivantes sont légitimées. 

 

4ème degré de consanguinité

En droit canon utilisé à l'époque on calcule les degrés en comptant le nombre de génération jusqu'à l'ancêtre commun. Les époux avaient donc des arrière-arrière-grands-parents communs. 

Certains expliquent ces actes de réhabilitation par la pression du clergé qui recueillent au passage les sommes données pour la dispense et la bénédiction. D'autres par des querelles familiales. 

Puisque nous n'aurons pas l'explication, je préfère simplement m'étonner de la mémoire de nos ancêtres qui connaissaient très bien leurs liens familiaux. 

sources: carte de Cassini réalisée avec Géoportail; Archives départementales de la Haute-Loire; E-dépôt 131/1 et 131/2. 


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