E comme épinglier
Jean-Baptiste Goux, mon sosa 124, était épinglier. Un métier maintenant disparu mais qui était en pleine expansion au XVIIIe siècle.
Jean-Baptiste est né le 3 septembre 1770 à Contréglise. Il est l’aîné des dix enfants de Jean Claude Goux (1731-1807) et Marguerite Jeanne Clerget (1751-1794).
Il épouse le 5 messidor an IV (23 juin 1796) à Vesoul Louise Pommier (1774-1814), fille d’un aubergiste cabaretier. Il exerce d’ailleurs ce métier pendant trois ans, peut-être avec son beau-père.
Puis le couple part à Gray, toujours en Haute-Saône, au Clerjus dans les Vosges et enfin à Offemont dans le Territoire de Belfort. Veuf en 1814, Jean-Baptiste se remarie et s’installe à Belfort où il meurt le 3 janvier 1840, à l’âge de soixante-neuf ans.
Depuis le XIIIe siècle, le métier d’épinglier requérait un apprentissage et était régi par une corporation. Mais à la fin au XVIIIe siècle, ce statut avait pratiquement disparu. Je n’ai pas retrouvé de contrat d’apprentissage pour Jean-Baptiste. Les corporations avaient été supprimées pendant son enfance en 1776 et abolies pendant la Révolution en 1791, alors qu’il était jeune adulte.
Les épingliers, longtemps proches des cloutiers, fabriquaient des pièces plus fines que ces derniers. Les épingles étaient en laiton, en cuivre ou en fil de fer, polies ou recouvertes d'étain, avec pointe et tête. Elles servaient surtout à orner les coiffures des dames, à décorer les vêtements et étaient aussi utilisées par les dentellières. L’épinglier travaillait dans des petits ateliers, puis de plus en plus souvent dans des usines.
Jean-Baptiste Goux se déplaçait probablement d’un atelier à l’autre à la recherche d’un travail.
Sources: Archives départementales de Haute-Saône, des Vosges, du Territoire de Belfort
L'épinglier, par Amman, Jost, 1539-1591 ; Bibliothèque municipale de Lyon (A16AMM000367); Gallica


